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Avoir un impact social… avec sa garde robe !

  • 5 décembre 2019
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Le mois de l’économie sociale vient de se terminer et alors qu’on entre de plein fouet dans la plus grosse période commerciale de l’année, la CDEC de Sherbrooke vous invite à plonger dans l’univers de la consommation responsable, là où chaque petit geste vous permet d’utiliser votre pouvoir d’achat pour avoir un impact social et environnemental au quotidien.

On dit qu’« acheter c’est voter », mais ce ne serait pas aussi une façon de changer le monde ? C’est un fait que les entreprises d’économie sociale sont présentes dans tous les secteurs d’activité économique. La majorité d’entre nous les fréquentons de manière plus ou moins consciente, par habitude, et pas forcément par conviction profonde.

Pourtant, adopter de manière plus réfléchie et systématique un mode de consommation responsable est à la portée de tous ! Il ne suffit parfois que de petits changements dans la façon dont nous faisons nos choix pour avoir un réel impact dans sa communauté, dans son quartier, dans sa région. L’exemple du vêtement est d’ailleurs très probant à cet égard.

Savez-vous combien d’énergie et de capital humain sont nécessaires pour la production d’une seule paire de jeans ? Lorsque l’on multiplie toutes ces ressources par l’ensemble des vêtements produits chaque année, cela peut donner le vertige !

Récupex : donner une seconde vie à des vêtements… et à des gens

Heureusement, plusieurs entreprises d’économie sociale se spécialisent dans la récupération, la revalorisation et la distribution de vêtements afin de leur donner une seconde vie. C’est d’ailleurs le cas de Récupex, qui chaque année procède à une grande collecte au printemps et qui dispose d’un réseau de cloches à vêtements un peu partout sur le territoire de Sherbrooke.

Faire du neuf avec du vieux

Mais Récupex, c’est plus que de l’économie circulaire liée à la revente de vêtements usagés ! C’est aussi une gamme de produits confectionnée à l’atelier de couture de Récupex, à partir de tissus, cuirs et fourrures recyclés, des produits en vente à la Boutique T.A.F.I. de la rue Wellington ! Cette ligne de produits maison donne d’ailleurs tout son sens à la mission d’insertion socio-professionnelle de l’entreprise cette entreprise d’économie sociale. Récupex est un plateau d’insertion pour les personnes éloignées du marché du travail, en situation de vulnérabilité socioprofessionnelle ou de handicap. D’ailleurs, T.A.F.I. signifie Tremplin, Atelier, Formation, Insertion, et la création de leur collection de vêtements fait partie de ce processus.

Estrie Aide et l’économie circulaire

Dans ce secteur de l’économie circulaire du vêtement, on retrouve aussi Estrie Aide, une entreprise d’économie sociale qui se spécialise dans la valorisation et le réemploi de vêtements, de meubles et d’accessoires de toutes sortes. Un des plus gros enjeux d’Estrie Aide a été de travailler à changer la perception assez répandue voulant qu’il s’agisse d’un « magasin de pauvre ». Depuis 5 ans, beaucoup de travail a été accompli en ce sens sous la direction de Claude Belleau, qui quittera l’entreprise en janvier 2020, et on retrouve aujourd’hui une plus grande qualité dans les produits offerts par Estrie Aide. D’ailleurs, avez-vous vu passer leur dernière campagne marketing avec mannequins et décors, digne des publicités des grandes chaînes de vêtements ? L’objectif était de démontrer la qualité de leurs produits, et c’est mission accomplie pour Estrie Aide !      

La Chiffonnerie, ou l’exemple de l’OBNL à volet marchand

L’économie sociale prend plusieurs formes, que ce soit la coopérative, qui elle-même comprend différents statuts juridiques, l’entreprise d’insertion à l’emploi ou même l’OBNL à volet marchand. C’est d’ailleurs cette voie que La maison des Grands-Parents a décidé d’adopter il y a trois ans avec son projet de friperie La Chiffonnerie. La Maison des Grands-Parents a pour mission de créer des liens intergénérationnels pour assurer une meilleure intégration des aînés au sein de la société.

Le projet de friperie vise justement une clientèle élargie et permet à des personnes retraitées de faire du bénévolat et d’entrer en contact avec les clients de la boutique, en plus d’aider certaines familles éprouvant des difficultés financières à s’approvisionner en vêtements de qualité à petits prix. Voilà un bel exemple d’intégration d’un volet marchand en adéquation avec la mission de l’organisme.

Le comptoir familial

Une autre option à ne pas négliger lorsque l’on souhaite changer ses habitudes d’achat en matière vestimentaire est bien entendu le Comptoir familial. Bien ancré dans sa communauté depuis 60 ans, le Comptoir familial prend vie grâce au travail dévoué de ses trois employés et de ses 110 bénévoles qui récupèrent, trient et mettent en marché les dons qui leurs sont acheminés. C’est un écosystème d’entraide, de partage et d’intégration qui s’organise autour de cette entreprise d’économie sociale située au 151 rue Bowen Nord.

Évidemment, on ne peut pas vraiment refaire sa garde-robe en entier lors d’une seule visite à la friperie, et on ne peut pas adopter la même approche de magasinage qu’à l’habitude, par exemple pour répondre à un besoin spécifique ou urgent du type « J’ai besoin d’une tenue chic pour mon 5 à 7 de ce soir ». Par contre, lorsque l’on prend le temps de se faire une routine de visites régulières dans nos friperies favorites, on risque d’y trouver des trésors à petits prix. Et pas besoin d’aller bien loin pour s’en convaincre !